Un festival secret de black métal néonazi organisé près de Verdun
Selon des informations relayées par Libération et Mediapart, un événement mystérieux et clandestin, baptisé le « Black Metal Blitzkrieg V2 », pourrait se tenir prochainement près de Verdun. Ce festival, qui aurait lieu dans la plus grande discrétion, est dédié à des groupes de black métal national-socialiste (NSBM), un sous-genre musical revendiquant ouvertement des idéologies néonazies, païennes et suprémacistes, comme expliqué par le HuffPost.
Le festival rassemblerait plusieurs centaines de spectateurs et réunirait six groupes européens, dont certains issus d’Allemagne, de Finlande, d’Italie, de Suisse ou de Pologne. Parmi eux, le groupe allemand Nordglanz, connu pour ses nostalgies du IIIe Reich, ou le collectif finlandais Goatmoon, qui loue explicitement l’Holocauste dans ses morceaux. Ces groupes prônent des messages d’extrême droite, appelant notamment à tuer les étrangers, et cultivent une image fortement liée à l’idéologie aryenne, comme l’indique leur répertoire.
Pour accéder à cet événement, les organisateurs ont mis en place un fonctionnement ultra-secret, ne communiquant que par flyers en anglais destinés à des cercles d’initiés. La vente des billets, estimée à une quarantaine d’euros, se fait via des coupons PCS ou des cartes bancaires prépayées pour éviter toute traçabilité. La localisation exacte n’est pas divulguée aux participants, qui recevront un premier lieu de rendez-vous avant d’être dirigés vers le site final. La tenue de cet événement dans un endroit tenu secret semble également une stratégie pour échapper à une interdiction immédiate, comme cela a été le cas pour un festival similaire interdit près de Lyon en 2024, selon Libération.
Le rassemblement pourrait se dérouler dans la région de la Meuse, la Moselle, ou encore les Ardennes, mais aucune information précise n’a été communiquée par les autorités. La préfecture de ces départements n’a pas encore confirmé de mesures ou de surveillance à ce stade. La clandestinité de l’organisation est dictée par la volonté des organisateurs d’éviter toute restriction légale ou interdiction, en raison de la nature extrémiste des groupes impliqués.
Ce contexte soulève de nouvelles inquiétudes face à la circulation de tels messages haineux et à l’implication de groupes d’extrême droite dans la scène musicale metal en France et en Europe, souligne Mediapart. La tenue de ce festival clandestin démontre une fois de plus la capacité de ces collectifs à opérer dans l’ombre, malgré leurs contenus idéologiques extrémistes.