Marsatac 2010

12eme édition 23, 24 et 25 septembre 2010

 

 

« Un joli minois planqué derrière un bandana… Marsatac avance masqué cette année. Pour sa douzième édition, le festival – jamais fatigué, jamais à l’arrêt – cache son jeu pour s’attaquer à un nouveau lieu. Encore ? Forcément ! Les plages sont interdites aux musiques d’aujourd’hui, l’espace public a du mal à se laisser envahir par la fête et la culture : Marsatac 2010 assume son côté urbain et investit la Friche La Belle de Mai.

A trois éditions du feu d’artifice de 2013, cette rencontre a d’ailleurs valeur de symbole. La Friche est une marmite où l’art bouillonne depuis deux décennies. Marsatac s’y installe avec force, fidèle à son ambition culturelle, son envie de faire de Marseille un lieu à part et surtout son indépendance d’esprit, à l’heure où le conformisme et le tout sécuritaire grignotent nos libertés.

A la Friche, pendant trois nuits, Marsatac sera partout, faisant flotter ses couleurs sur l’ensemble d’un lieu transformé. Avec quatre scènes différentes et un quartier général, la Cartonnerie, métamorphosée en salle de 4 000 places, le festival posera son empreinte sur le site.

Mais derrière son bandana, Marsatac 2010 ne change pas de visage. Musiques électroniques, rock, hip-hop… Mélangez tout ça, jouez la découverte et vous aurez une idée des bonheurs qu’on a préparés pour vous. Entre les retours supersoniques – Missill, Success… -, les nouveautés qui flambent – The Killer Meters, Lexicon… -, les inconnus dont vous vous souviendrez – Misteur Valaire, Curry and Coco…- et les bombes assurées – Tumi and The Volume, Erol Alkan, Le Peuple de l’Herbe, Talib Kweli ou le frenchy Mr.Oizo – la programmation garde sa ligne. Près de cinquante concerts en trois jours, des talents inédits dénichés à l’autre bout du monde ou à la porte d’à côté (Nasseerrr !!!!).

Marsatac reste indépendant, impertinent et fier de ce qu’il a réalisé en douze ans.  Bienvenue à vous ! »


Interview du programmateur Dro:

 

Des chiffres et des lettres ?

Pour cette 12ème édition, qui se tiendra les 23, 24 et 25 Septembre 2010, nous attendons entre 20 et 25 000 spectateurs. Nous serons plus de 300 personnes à travailler sur le site durant ces 3 jours. 120 bénévoles viendront nous donner un coup de main pour que tout se passe bien. L’ouverture des portes est fixée à 19h00. L’horaire de fermeture variera selon les jours. 02h00 du mat le jeudi, 04h00 le vendredi et 06h00 le samedi. 4 scènes joueront en simultanées sur le site. Cependant dès 14h00 le vendredi et le samedi, 1 scène sera également active en plein centre ville, en haut de la Canebière. Il fera entre 25C° et 30C°. Il y aura 6 ostéopathes qui seront chargés de masser et de décoincer les 97 techniciens et les membres des 57 formations artistiques que nous avons invités cette année. Parmi les groupes invités, nous avons dénombré 12 nationalités différentes (Afrique du Sud, Allemagne, Belgique, Brésil, Canada, Chine, France, Grande-Bretagne, Irlande, Italie, Japon, USA). Nous partons pour 3 jours et 3 nuits de musique et de fête. Venez tous. Marseille n’est qu’à 3 heures de Paris, 2 heures de Lyon, à 4 heures de Toulouse… et puis ce sera évidemment l’occasion de déguster un bon 51 avec 2 glaçons !

« le festival – jamais fatigué, jamais à l’arrêt – cache son jeu pour s’attaquer à un nouveau lieu. Encore ? »

Le festival se sera déroulé sur 5 sites différents en 12 éditions. Espace Julien, Frioul, Dock des Suds , J4 et aujourd’hui la Friche Belle de Mai, je crois que c’est assez rare pour être signalé. Nous sommes très heureux d’avoir réussi à trouver une solution pour cette édition et peut-être pour 2011. Ensuite, je pense qu’il va falloir bouger de nouveau. Le lieu est raccord avec ce que nous faisons, il est urbain et post-industriel. Extrêmement central, il est occupé par des artistes, des collectifs, des associations depuis plus de 25 ans. Ca nous a permis de réinventer une nouvelle fois l’événement et de programmer plus d’artistes sur plus de scènes. Évidemment, il y a un côté challenge, investir de nouveaux espaces à chaque fois, les maîtriser, les dompter, les rendre accueillants et fonctionnels. Il y a aussi l’effet de surprise pour le public, les artistes… Cela dit, cela occasionne des difficultés importantes. Notamment de ne pas pouvoir capitaliser et s’améliorer sur le même site d’année en année.

Nous avons l’œil sur les plages du Prado depuis de nombreuses années maintenant. Nos rapports avec la Ville de Marseille s’étant apaisés ces derniers mois, nous ne désespérons pas de convaincre M. Jean-Claude Gaudin de tenter cette aventure avec nous. Ce serait la meilleure localisation pour le festival et tout le monde en est conscient désormais. Il y a bien quelques petits blocages encore mais à force de pédagogie et de dialogue nous parviendrons à estomper les craintes et à prouver, s’il en était encore besoin, que la Ville de Marseille sortirait grandie d’une telle action et qu’elle bénéficierait de retombées médiatiques et économiques encore plus importantes que celles dont elle profite aujourd’hui. Cela permettrait au festival de grandir et d’évoluer, de s’embellir encore… C’est une évidence, surtout dans la perspective de Marseille-Provence 2013, Capitale Européenne de la Culture, Marsatac doit se tenir sur les plages du Prado mais également sur d’autres lieux de la ville. Nous sommes confiants, les choses avancent peut-être plus lentement ici qu’ailleurs, mais elles avancent tout de même. En 2013, le festival aura 15 ans d’âge. Nous voulons que ce soit une cuvée exceptionnelle sur un lieu exceptionnel.

 

Flashmob, Distribution de bandana, concours photos, teasers…

Je ne sais pas si ça va attirer plus de spectateurs sur le festival, je le souhaite, mais en tout cas ça fait beaucoup parler de Marsatac et en cela c’est très positif. C’est Tabas, graphiste et artiste marseillais bien connu, qui est en charge de développer l’image du festival depuis des années. Il est très fort, il a toujours de très bonnes idées. Le coup du bandana c’était encore bien vu. Il s’agissait pour lui de symboliser, sous forme de clin d’œil, la lutte que mène le festival depuis des années pour s’imposer et continuer à se développer sur son territoire… façon guérilla urbaine latino américaine… puis le visuel est venu se télescoper avec l’actualité française, les histoires de voile intégral et tout le reste… Ca n’a fait que renforcer l’impact.

Les gens se sont ensuite emparés de l’objet, se le sont accaparés, ont joué avec et nous ont envoyé des dizaines de photos, toutes plus drôles les unes que les autres. Nous les projetterons toutes à la Friche durant les soirées du festival. Même Jack Lang et plein d’autres personnalités se sont prêtées au jeu. La plus spectaculaire à mon sens est celle du gars photographié par ses copains pendant une chute libre, et avant d’ouvrir son parachute, à plus 2500 mètres d’altitude, avec le bandana scotché sur sa tête. Marsatac ça fait planer !

 

Pour ceux qui ont du mal à décrocher du bar, ou choisir entre deux concerts…

Que vous dire ? Comment ne pas en oublier ? Pour n’en citer que 3 ou 4, je dirais :

Talib Kweli, une rareté de plus sur le Festival Marsatac. Un des plus grands artistes de la scène hip hop underground new-yorkaise. Complice de Mos Def à l’époque de leur duo Blackstars, puis de DJ Hi-Tek sous le nom de Reflexion Eternal, il a commis quelques tubes imparables mais il a surtout gagné le respect et l’admiration de toute une scène rap américaine.

Sage Francis, Hip Hop toujours mais blanc, cynique, conscient et même contestataire. C’est l’anti bling bling par excellence. Ca fait trois ou quatre ans que j’essaie d’inviter ce garçon, mais il y avait toujours quelque chose qui n’allait pas. Cette année ça y est, j’ai réussi à l’attraper, pour votre plus grand plaisir.

A Certain Ratio, à ne surtout pas louper non plus. Il s’agit de la première signature du label Factory, la légendaire maison de Manchester qui a livré au monde Joy Division ou The Happy Mondays. Plus de 30 ans après leur début ils sont toujours là et ils tiennent la dragée haute à bon nombre de jeunes groupes qui revendiquent l’héritage du Madchester des années 80. Une rythmique funk, des distorsions de guitares, la voix d’un chanteurs new wave, le tout rehaussé par une production électronique, A Certain Ratio c’est ça mais bien plus encore…

Curry and Coco, dans un autre genre mais pas si éloigné que ça non plus… ce duo lillois est une sorte d’ovni qui sonne funk, punk, disco, electro, fada et c’est bien.

Bien entendu, il y a aussi Beardyman le beatboxer fou ; Misteur Valaire, formation electro-hip hop-jazz de Montréal ; Beat Assaillant ; Mr Oizo; Lexicon, deux frangins de Los Angeles pour un hip hop créatif, amusant et sexy; The Japanese Popstars, trio de Derry en Irlande qui fabrique des titres house imparables ; Erol Alkan, le Dj star turco-britannique et puis tant et tant d’autres…

Qu’aimerais tu qu’un journaliste dise au sujet du Marsatac?

J’aimerais que l’on dise que c’est un festival qui a une âme, du cœur et des tripes. J’aimerais que l’on cite les dizaines d’artistes qui ont foulé nos scènes depuis 12 ans et que l’on se souvienne de leurs prestations rares et remarquables. Buck 65, Public Enemy, Bat For Lashes, Busdriver, James Holden, Kid Koala, Camille, Laurent Garnier, Divine Comedy et tellement, tellement d’autres… Ce sont les artistes qui font les festivals. Je suis très fier que l’ensemble de ces artistes nous aient fait confiance et qu’ils aient contribué à ce que Marseille soit, désormais, beaucoup mieux positionnée sur la carte des musiques actuelles. Je suis très content du chemin parcouru et je voudrais que l’on dise que Marsatac joue dans la cours des festivals furieusement intéressants et extrêmement festifs.

 

Je te remercie et espère pouvoir te confirmer ça dans 8 jours autour d’1 ou 2 bon 51!

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La programmation:

Jeudi 23 septembre

Scène Cabaret Aléatoire

20h15 – 21h05 Boogers (FR, Live)
21h20 – 22h20Cibelle (BR-UK, Live)
22h35 – 23h35 Iswhat ?! (US, Live)
23h50 – 00h50 Le Peuple de l’Herbe (FR) – Live
01h05 – 02h05 Anti-pop Consortium (US, Live)
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Vendredi 23 septembre
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Scène Cabaret Aléatoire
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20h45 – 21h45 The Killer Meters (UK, Live)
22h00 – 23h00 Sage Francis (US, Live)
23h15 – 00h15 Beardyman (UK, Live)
00h30 – 01h30 Misteur Valaire (CA, Live)
01h45 -02h45 Lexicon (US, Live)
03h00 – 04h00 The Qemists (UK, Live)
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Scène Cartonnerie
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21h30 – 22h30 Beat Assailant (US-FR, Live)
22h45 – 23h45 Féfé (FR, Live)
00h00 – 01h00 Tumi and the Volume (ZA, Live)
01h15 – 02h15 Talib Kweli (US, Live)
02h30 – 03h30 Naive New Beaters (FR, Live)
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Scène Seita
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21h00 – 21h45 MC2 (FR) – Live
22h00 – 22h50 Bionicologists Ezra & Los (FR, Live)
23h05 – 00h50 Fedayi Pacha (FR, Live)
00h20 – 01h05 Scratch Bandits Crew (FR, DJ Set)
01h20 – 02h10 Fowatile (FR, Live)
02h25 – 03h55 Poirier & MC Face T (CA, DJ Set)
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Scène Esplanade
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00h15 – 02h15 Missill (FR, DJ Set)
02h15 – 03h45 A-Trak (US, DJ Set)
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Samedi 25 septembre
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Scène Cabaret Aléatoire
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21h30 – 22h30 Nasser (FR, Live)
22h50 – 23h50 A Certain Ratio (UK, Live)
00h10 – 01h00 Curry & Coco (FR, Live)
01h20 – 02h20 Paral-lel (FR, Live)
02h40 – 03h40 The Japanese Popstars (UK, Live)
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Scène Cartonnerie
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21h45 – 22h45 Shaka Ponk (DE-FR, Live)
23h00 – 00h00 Success (FR, Live)
00h15 – 02h15 Aeroplane (BE, DJ Set)
02h20 -03h30 Mr. Oizo (FR, DJ Set)
03h35 – 05h35 Erol Alkan (UK, DJ Set)
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Scène Seita
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20h45 – 21h30 Tha Trickaz (FR) – Live
21h45 – 22h45 D.V.D (JP, Live)
23h00 – 00h00 Daedelus (US, Live)
00h15 – 01h15 Humantronic (DE-FR, Live)
01h20 – 02h50 Danton Eeprom (FR, DJ Set)
02h55 – 04h30 Blatta E Inesha (IT, DJ Set)
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Scène Esplanade
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00h15 – 02h15 M.A.N.D.Y. (DE, DJ Set)
02h15 – 03h30 DJ Pfel (FR, DJ Set)
03h30 – 04h45 Mowgli (UK, DJ Set)
04h45 – 06h00 Djedjotronic (FR, DJ Set)
Un joli minois planqué derrière un bandana… Marsatac avance masqué cette année.
Pour sa douzième édition, le festival – jamais fatigué, jamais à l’arrêt – cache son jeu pour
s’attaquer à un nouveau lieu. Encore ? Forcément ! Les plages sont interdites aux musiques
d’aujourd’hui, l’espace public a du mal à se laisser envahir par la fête et la culture : Marsatac
2010 assume son côté urbain et investit la Friche La Belle de Mai.
A trois éditions du feu d’artifice de 2013, cette rencontre a d’ailleurs valeur de symbole. La
Friche est une marmite où l’art bouillonne depuis deux décennies. Marsatac s’y installe avec
force, fidèle à son ambition culturelle, son envie de faire de Marseille un lieu à part et surtout
son indépendance d’esprit, à l’heure où le conformisme et le tout sécuritaire grignotent nos
libertés.
A la Friche, pendant trois nuits, Marsatac sera partout, faisant flotter ses couleurs sur l’ensemble
d’un lieu transformé. Avec quatre scènes différentes et un quartier général, la Cartonnerie,
métamorphosée en salle de 4 000 places, le festival posera son empreinte sur le site.
Mais derrière son bandana, Marsatac 2010 ne change pas de visage. Musiques électroniques,
rock, hip-hop… Mélangez tout ça, jouez la découverte et vous aurez une idée des bonheurs
qu’on a préparés pour vous. Entre les retours supersoniques – Missill, Success… -, les nouveautés
qui flambent – The Killer Meters, Lexicon… -, les inconnus dont vous vous souviendrez
– Misteur Valaire, Curry and Coco…- et les bombes assurées – Tumi and The Volume,
Erol Alkan, Le Peuple de l’Herbe, Talib Kweli ou le frenchy Mr.Oizo – la programmation
garde sa ligne. Près de cinquante concerts en trois jours, des talents inédits dénichés à l’autre
bout du monde ou à la porte d’à côté (Nasseerrr !!!!).
Marsatac reste indépendant, impertinent et fier de ce qu’il a réalisé en douze ans. Bienvenue
à vous !
Bon

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