

1 Blizzar B
2 Metallica
3 Rage against the machine
4 The Chemical Brothers
5 Ben Harper & the innocent criminals
6 Cypress Hill
7 Franz Ferdinand
8 James Blunt
9 Lenny Kravitz
10 Manu Chao
Pour mes 10emes Eurockéennes de Belfort, je dois avouer que je n'ai pas été particulièrement emballé par la programmation à priori. Mais c'est toujours pareil : l'ambiance, la perspective de découvertes et simplement l'envie de ne pas louper une édition m'a motivé à me rendre au Malsaucy pour les Eurockéennes de Belfort 2007.
Le vendredi, comme j'avais déjà vu Kaolin au festival l'Herbe en zik, je fais l'impasse et je n'arrive que vers 18h15 (en retard) pour voir Gogol Bordello. Comme je m'y attendais, ils ont bien lancé le festival sur la grande scène avec leur gypsy punk qui donne envie de se remuer. Mais à cause de mon arrivée tardive, c'est déjà terminé et je file voir avec curiosité Juliette and the licks.
A la préécoute, le groupe de Juliette Lewis m'avait fait bien moins bonne impression que ses films. Mais sur scène, j'ai découvert quelque chose de plus intéressant. Leur reprise amusante de "Hot stuff", la chanson mythique du film "Full Monty" était très sympa. Concert tellement bon que j'en oublie d'aller jeter un oeil à Iltika.
Ensuite, direction à nouveau la grande scène pour y voir les irremplacables Wu-tang-clan. De même, on m'avait prévenu qu'ils n'étaient pas forcément aussi efficaces sur scène que sur album. Et c'est concrètement le sentiment que j'en garderais effectivement.
Retour ensuite au chapiteau pour voir Amy Winehouse. Très belle voix, mais assez peu de présence sur scène en fait. Mais l'impression reste bonne. Pas le temps d'aller voir Peter Von Poehl, les conférences de presse s'enchainent dans la tante presse. Celle de Juliette and the Licks me confirmera le bien que je commençais à me faire d'eux.
Retour à la grande scène pour voir Les Rita Mitsouko. Mais Catherine Ringer ne parvient pas à me retenir et les Simian Mobile Disco m'attirent sous la loggia. Et là voilà la première claque du festival. Une belle découverte et un bon coup de coeur. Ca valait le coup de laisser les Rita Mitsouko.
Ensuite, rendez-vous à la plage pour voir Junior Senior. Je reste mitigé sur leur prestation. C'était sympa mais je suis resté quelque part déçu. A revoir pour se forger une opinion plus définitive.
Pendant ce temps, sous le chapiteau jouait The Young Gods et Dälek sous le petit nom de Griots and Gods. Après avoir vu la vidéo de leur prestation à l'Usine de Genève, je n'étais pas trop surpris d'arriver et de pouvoir approcher très facilement la scène. Pas que leur prestation était dénuée d'interet, mais le côté expérimental était à mon goût trop poussé et ne convenait pas à un public très versatile tel qu'on peut le trouver dans un gros festival. Sans doute que ce concert aurait été plus intéressant dans une salle.
C'est alors déjà l'heure du dernier concert de la journée sur la grande scène : Marilyn Manson. Et là aussi, le vieux Manson n'a pas été à la hauteur des espérences. Pas que je sois friand d'emasculation en public ou autres exploits morbides, mais là, mis à part une scène joliment décorée, son concert s'est révélé assez plat en fin de compte.
Le vendredi se termine alors sur une de ces nombreuses hésitations entre deux bons groupes : Justice sous le chapiteau et Punish Yourself sous la loggia. Je fais donc l'un après l'autre dans l'ordre logique, commençant par Punish Yourself. Là, on peut dire que finalement, scéniquement ils ont mis un 6-0 à Manson. Probablement un des meilleurs concerts du vendredi. Ensuite avant de partir, j'enchaine sur la fin du concert de Justice. Musicalement intéressant, on sent encore qu'ils peuvent améliorer leur concert. Il est alors temps de rentrer se reposer.
Le samedi, je me décide à arriver plus tôt pour ne pas regretter de rater l'entrée en scène sur la grande scène. Et aujourd'hui, c'est JoeyStarr qui s'y colle. Bon, JoeyStarr, c'était marrant y'a quelques années avec NTM... Et pourtant, accompagné des musiciens de Enhancer, ce qui fait ressembler le concert à celui d'un Mass Hysteria, le gars JoeyStarr arrive à remuer les spectateurs de la grande scène. Je dois dire que j'ai été agréablement surpris par le bonhomme.
Mais le concert se termine et je file au chapiteau voir un des groupes que j'attendais : Cold War Kids. Et là pour le coup, j'ai été plutôt déçu. D'autres me diront avoir apprécié, mais moi je n'ai pas accroché.
J'enchaine sur la grande scène par Editors, qui ne me fait pas plus décoller. Le temps de croiser Olivia Ruiz en backstage en me rendant à la conférence de presse de Queens of the Stone Age tenue par Josh Homme seul et j'arrive en retard pour voir Abd Al Malik. Dommage, les quelques minutes que j'ai pu voir étaient très agréables. Josh Homme nous a quand même dit que les Desert sessions étaient toujours d'actualité et qu'il continuait encore à faire partie des Eagles of Death Metal.
Contrairement à la majorité des festivaliers, je ne vais pas voir Phoenix que j'ai déjà vu en première partie de Beck, mais je joue la carte de la découverte avec Maximo Park. Après tout, leur "tube" est sympa...Mais pourtant, ils sont décevants. Un peu le style de groupe qui n'a qu'un titre.
Pas très intéressé par Olivia Ruiz malgré la présence de Mathias Malzieu et Prohom, je zappe pour me placer pour Queens of the Stone Age. Cette fois, je n'ai pas été déçu (c'est peu de le dire) par ce groupe que j'attendais. Tant pis pour I'm from Barcelona que j'aurais bien vu en même temps. Mais bon, le final No One Knows + A Song For The Dead ne pouvait pas se louper.
Un peu fatigué, je ne suis alors le concert de Tokyo Ska Paradise Orchestra que de loin, avant d'aller sur la grande scène voir The Hives. Bel enchainement avec QOTSA, The Hives savent se débrouiller sur scène. Ca rocke, ça chante, ça bouge. Le chanteur devient presque pénible à répéter toujours la même chose entre ses chansons, mais au moins il fait l'effort de causer.
Le final de la journée se fait sous le chapiteau avec Digitalism. Très pro, ils ont assuré une belle fin de soirée.
Déjà le dernier jour de ces 19emes Eurockéennes de Belfort. Pas intéressé par Hatebreed, je privilégie les conférences de presse de Klaxons et The Good, The Bad and The Queen.
Le temps de voir le concert de TV on the radio et les concerts de Klaxons et The Good, The Bad and The Queen s'enchainent. Les premiers (qui n'existaient pas il y a un an) échappent à la règle du groupe qui n'a qu'un seul titre et donne un bon concert, malgré que leur "tube" Golden Skank est joué à mon goût trop lentement, trop mollement.
Les seconds, menés par un Damon Albarn expérimenté et accompagnés par des violonistes, donnent un beau concert, qui pourtant n'a pas attiré beaucoup de monde sur la grande scène. Pourtant rien que pour voir le bassiste en action (ex-Clash), ça valait le coup de jetter un oeil.
Ensuite, une fois de plus, pas d'hésitation entre Tryo et Laurent Garnier. Tryo, j'ai rien contre, mais face au maitre de la techno française, y'a pas photo. Et d'ailleurs, y'a pas eu photo. Sorti d'un super set de Laurent Garnier et passant vers la grande scène, le massacre des chansons des Beatles par Tryo m'a fait accelérer le pas.
C'était alors l'heure de Air. Alors Air, c'est un super groupe d'albums, très créatif. Mais je les trouve inintéressants en live. Il faut alors attendre Arcade Fire, "le meilleur groupe du monde" comme une fan nous as soufflé peu avant le concert. Mais tout comme d'autres avant, Arcade Fire a beaucoup fait d'efforts, jouait bien... mais n'a pas réussit à m'intéresser vraiment.
C'est donc là-dessus que se sont terminées ces eurockéennes 2007. En attendant les 20emes l'année prochaine que tout le monde attend comme historiques, je reste un peu sur ma faim concernant la programmation de cette année. J'étais habitué à plus de bonnes découvertes, plus d'audace dans la programmation. Mais vivement l'année prochaine pour y retrouver cette ambiance unique !
Actualité du 06/07/2007